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Traitements naturels

Photobiomodulation : le nouveau rituel lumière pour votre santé

la photobiomodulation par la lumière rouge

La lumière est une onde. Elle se compose de particules d’énergie de masse nulle dites photons. La photobiomodulation est la régulation du fonctionnement cellulaire par l’action de photons de longueur d’onde spécifique, avec pour conséquence un ratio apoptose/mitose optimal.

Ceci signifie que si les cellules sont trop abîmées, la photobiomodulation accélère leur destruction pour éviter qu’elles ne deviennent cancéreuses. Si les cellules ne sont pas trop abîmées, elle  accélère alors leur réparation.

Focus sur cette nouvelle approche non invasive qui marque une nouvelle avancée dans l’histoire des sciences de la réadaptation…

Qu’est ce que la photobiomodulation et comment ça marche ?

La photobiomodulation désigne l’utilisation de traitements à la lumière à faible dose pour soulager la douleur et l’inflammation ou favoriser la guérison et la régénération des tissus. Les sources de lumière utilisées sont non ionisantes ; notamment des lasers, des diodes électroluminescentes LED ou de la lumière à large bande, dans le spectre électromagnétique visible rouge (660 nm) et proche infrarouge (830-840 nm). C’est un processus non thermique impliquant des chromophores endogènes et provoquant une myriade d’événements photophysiques et photochimiques à diverses échelles biologiques.

Pour mieux comprendre, pensez à la façon dont nous absorbons la lumière du soleil et comment celle-ci génère des changements cellulaires tels que la production de vitamine D et la libération de sérotonine. C’est la même chose pour la photobiomodulation. Sauf que contrairement aux rayons UV, qui -à haute dose- endommagent les cellules ou les tissus, la photobiomodulation aura l’effet inverse sur la santé. Elle permettra une régénération cellulaire et tissulaire avec de plus, une triade d’effets : antalgique, anti-inflammatoire et cicatrisant.

Cependant, pour obtenir les effets escomptés au niveau cellulaire et tissulaire, il faut respecter une certaine tranche de longueur d’onde ainsi qu’une dose précise de rayonnement reçue par le tissu.

Dosage de la photobiomodulation

Un aspect unique de cette thérapie lumineuse est la réponse à la dose. La plupart des interventions biologiques suivent la voie habituelle d’escalade de dose avec une dose seuil optimale, au-delà de laquelle il existe une toxicité. Le dosage de photobiomodulation suit une courbe de dose Arndt-Schultz plutôt unique.

On utilise la loi d’Arndt-Schultz comme un concept pratique pour expliquer les interactions cellulaires et tissulaires avec la lumière. Selon cette loi : « Pour chaque substance, de petites doses stimulent, des doses modérées inhibent et de fortes doses tuent ». Cette loi, si on l’applique à la photobiomodulation, elle stipule qu’à de très faibles niveaux d’irradiation (quantité d’énergie insuffisante), il n y aura pas de réponses. Si plus d’énergie est appliquée, un seuil est franchi et la biostimulation est atteinte. Mais si trop d’énergie est appliquée, la stimulation cellulaire disparait et est remplacée par une inhibition.

Mécanismes d’action

La lumière rouge ou proche infrarouge agit sur trois niveaux. Premièrement, les photons sont absorbés par des chromophores subcellulaires présents à l’intérieur des mitochondries, nommés les cytochromes C oxydases. Ce sont des composants essentiels de la chaîne de transport d’électrons qui stimulent le métabolisme cellulaire.

À mesure que la cellule absorbe la lumière, il y a stimulation des cytochromes C. Ceci entraîne une augmentation de la production d’adénosine triphosphate (ATP). C’est une molécule qui facilite le transfert d’énergie à l’intérieur de la cellule. L’absorption de l’énergie par les cytochromes C oxydases dans la chaine respiratoire de la mitochondrie est donc la principale interaction qui déclenche les effets de la photobiomodulation.

Cette absorption de photons suivie de l’augmentation de l’ATP engendre en deuxième lieu,  une brève explosion d’espèces réactives de l’oxygène (ROS). Ceux-ci affectent de nombreuses voies de signalisation physiologiques importantes, y compris la réponse inflammatoire. Une augmentation d’oxyde nitrique et une modulation des niveaux de calcium s’en suivent. L’oxyde nitrique est un puissant vasodilatateur. C’est aussi une importante molécule de signalisation cellulaire impliquée dans de nombreux processus physiologiques.

A ce niveau, la cellule absorbe l’énergie, mais à des niveaux si faibles qu’il n y a pas de changement brut observable (température ou dommage photochmique). A mesure que le nombre de photons absorbés augmente, des effets tertiaires apparaissent. Ceux-ci comprennent l’activation d’une large gamme de facteurs de transcription qui conduisent à l’amélioration de la survie cellulaire et à une nouvelle synthèse des protéines.

La thérapie par photobiomodulation s’avère donc être une approche thérapeutique prometteuse pour plusieurs pathologies, allant des blessures sportives aux lombalgies en passant par les douleurs neuropathiques et l’arthrite.

Bruce S.

L'auteur Bruce S.

Thérapeute. Sur le site, je réalise essentiellement un travail d’enquête.